Milieux de vie

Des milieux de vie urbains comme les ruelles de Montréal peuvent-ils donner lieu à une gouvernance locale favorisant des approches innovantes dans la lutte contre les changements climatiques?

Projet en cours

Consolider, évaluer et élargir les retombées du projet Nos milieux de vie!

L’organisation et l’aménagement des milieux urbains constituent un défi considérable en regard des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec. Non seulement des solutions technologiques doivent-elles rapidement être mises en place dans des domaines comme la mobilité et la consommation d’énergie, mais il est aussi nécessaire que les citoyens des villes s’approprient de telles solutions et qu’elles contribuent à améliorer la qualité de vie et la résilience des communautés. Une véritable transition socioécologique reposera donc autant sur des processus sociaux que sur des innovations technologiques. Des initiatives citoyennes en milieux urbains sont d’ailleurs déjà à pied d’œuvre pour amorcer cette transition. Par exemple, les groupes citoyens se réclamant du mouvement de la transition interviennent pour promouvoir des plans de « descente énergétique » et des programmes émanant des pouvoirs publics et visant la mobilisation citoyenne, comme celui des « ruelles vertes », accélèrent leur déploiement. Ces initiatives montrent que des citoyens se mobilisent pour mettre en œuvre des projets collectifs locaux de plus en plus ambitieux et que les pouvoirs publics sont prêts à les soutenir. Toutefois, le potentiel de cette forme d’implication pour la réduction des GES demeure peu exploré, en particulier en lien avec la consommation énergétique et la mobilité, malgré l’accessibilité grandissante de nombreuses solutions lorsqu’elles sont envisagées à l’échelle d’une ruelle ou d’un milieu de vie, plutôt qu’à l’échelle du ménage ou de l’individu, ou encore de toute une municipalité. Dans cette perspective, l’organisme Solon et la Coop de solidarité Carbone, appuyés par la Chaire de recherche UQAM sur la transition écologique, ont élaboré le projet Nos milieux de vie! (NMV) visant à mettre en place une dynamique d’innovation et de transformation sociotechnique à partir des ruelles et des milieux de vie à Montréal. Ces trois organisations, en plus de Territoires innovants en économie sociale et solidaire (TIESS), forment le comité de pilotage du projet.

Par sa nature participative et transdisciplinaire, le projet NMV comporte des objectifs de contribution à l’avancement des connaissances et de transfert vers les milieux socioéconomique et municipal locaux. Après une phase de mise en œuvre (automne 2016-automne 2018; financement du Fonds d’action québécois pour le développement durable (FAQDD)), puis une phase de recherche-action (automne 2017-automne2018; financement du CRSH), le projet est actuellement dans une phase de transfert (financement du Programme de soutien aux organismes de recherche et d’innovation (volet 2) du ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec). Son but est de combler les besoins à l’égard des objectifs de transfert sous trois formes : la consolidation des connaissances produites dans les premières phases du projet ; l’évaluation des retombées en matière de mobilisation citoyenne et d’innovation sociale et l’élargissement de notre partenariat à travers le développement d’un narratif sur la transition socioécologique.

Mémoires et thèses

[Titre à venir], Mélissa Le Guerrier, maîtrise en sciences de l’environnement, UQAM

Modernisation ou transitions socioécologiques urbaines – Le cas de l’habitation écologique à Victoriaville, Guillaume Lessard, doctorat en études urbaines, INRS

Le rôle de l’immigration dans la transformation sociale : létude dun cas de développement local communautaire à Montréal-Nord, Mathilde Manon, doctorat en études urbaines, UQAM

La recherche et l’intervention sur la transition socioécologique : une approche praxéologique, Ian Segers, doctorat en sciences de l’environnement, UQAM