Les PUQ publient un livre sur l’œuvre de Pierre Dansereau

En mai 2015, l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM organisait la Semaine Pierre-Dansereau en sciences de l’environnement pour célébrer l’héritage de ce pionnier mondial de l’écologie. Pendant 4 jours, chercheur.e.s, étudiant.e.s, praticien.ne.s du milieu de l’environnement et citoyen.ne.s se sont regroupés lors de différents événements pour revisiter la pensée de Pierre Dansereau, lui rendre hommage et réfléchir au présent et à l’avenir des sciences de l’environnement.

Le travail acharné, ayant duré près de deux ans, de Normand Brunet, Paulo Freire Vieira, Marie Saint-Arnaud et René Audet, titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur la transition écologique, a abouti à la publication de L’espoir malgré tout. L’œuvre de Pierre Dansereau et l’avenir des sciences de l’environnement, un ouvrage collectif qui réunit des plumes chevronnées de plusieurs disciplines et approches du milieu des sciences de l’environnement.

Dans une démarche transdisciplinaire, les auteurs abordent différentes thématiques en s’inspirant de l’œuvre de Dansereau : écocitoyenneté, écodéveloppement, économie, énergie, épistémologie, éthique, mondialisation, pédagogie, science de l’évolution, sociologie politique, travail social, etc. Et devant l’ampleur et la complexité des problèmes qui touchent notre monde, l’adoption d’une posture porteuse d’espoir dans la science tout comme dans l’action se veut plus motivante qu’un certain cynisme ambiant.

L’ouvrage L’espoir malgré tout. L’œuvre de Pierre Dansereau et l’avenir des sciences de l’environnement est publié par les Presses de l’Université du Québec.

 

Extrait:

[…] il [Pierre Dansereau] a mis en exergue une réflexion sur les sources d’une écoéthique à visée transgressive, réflexion qui reste sans doute pertinente dans la complexe conjoncture actuelle. À son avis, celle-ci serait compatible avec le projet d’un monde vivable pour tous, s’inscrivant en faux contre les pièges du jeu économique international et de la culture technicienne mondialisée.

Pour soutenir ce souffle contestataire devenu plus urgent que jamais, il nous rappelait à plusieurs reprises que « les sciences de l’environnement sont à la recherche d’une nouvelle synthèse du savoir et d’une nouvelle prescription dont le principe sera plus écologique qu’économique et plus éthique que scientifique » (Dansereau, 1992). Et comme corollaire de ces prémisses, il plaidait pour la recherche expérimentale de nouveaux rapports écoformatifs, en phase avec un code de valeurs basé sur « l’austérité joyeuse », le respect de la vie et la construction d’une écocitoyenneté planétaire.